Oser stopper le monde ?

Si tu veux le « pouvoir », disait Don Juan le Sorcier à Castaneda l’Universitaire, tu dois d’abord stopper le monde.

Question énigmatique, mais actuelle, quand les certitudes vacillent, et que notre visibilité sur la marche du monde, n’atteint pas quelques semaines. Nous sommes rendus à l’impermanence, l’imprévisible; nos décisions complexes, révèlent des interdépendances stratégiques. Que sommes nous prêts à négocier? Rien n’est plus difficile que s’arracher à ses habitudes. Nous avons ce besoin d’affirmer « qui »nous sommes et l’univers que notre identité  véhicule: mais le  « moi, Je… » n’est plus l’ancrage obligé dans la réalité.  Nous sommes capables à ce stade de voir la complexité de la vie, et le besoin d’étendre nos connaissances hors les limites qui sont les nôtres, pour s’ouvrir à des nouvelles possibilités. Ainsi nous réinventons « qui » nous sommes, nous réinventons avec les autres une identité en devenir, parce que les circonstances  de la vie changent et nous voulons aussi nous adapter.

Quand nous sentons nous dans une impasse ?

Faut-il s’installer passivement dans la « crise », en attendant des jours meilleurs ?

Pourquoi vivons nous aussi mal les ruptures de vie, les déceptions, les restrictions, les crises de façon générique ?

Je ne sais plus me départir de mes tensions au travail, je ne m’appartiens plus. Je crains le futur. Je me vis  bloqué dans ma vie, Je me sens seul, désemparé, je craque, je ne fais plus face, , je ne supporte plus le harcèlement dont je fais l’objet…et je sais plus quoi faire, c’est la déprime

Existe-t-il une différence entre la frustration  normale, associée aux contraintes de vie, et le sentiment d’être bloqué (par soi ou les autres ?)

Quelles sortes de pensées, de sentiments et d’images  est-ce que les gens associent au sentiment de blocage ? celui de se trouver dans une impasse ?

Tentons de faire une distinction entre les frustrations quotidiennes et le sentiment de se trouver dans une impasse. Le « blocage » produit chez chacun d’entre nous des sentiments très divers, et nous avons cette impression que nous traversons une histoire terrible, qui nous est particulière et semblable à aucune autre ; or cette expérience, de se trouver dans une impasse, possède des traits qui sont communs à chacun d’entre nous. Pour la plupart  des gens, il semble que la crise, qu’il s’agisse d’une situation personnelle ou d’une  rupture  professionnelle, arrive de bien loin, mais se déclare à la faveur d’un fait  nouveau, extérieur à nous.

Les manifestations : 

doute


Dans un premier temps, se présentent comme  une forte frustration, une paralysie, peut-être une modification importante de l’humeur, une baisse d’énergie et parfois une  tendance à la dépression. Et typiquement ces manifestations s’accompagnent d’une auto dépréciation

Je ne suis pas bon (bonne) je rate tout, je ne suis pas à la hauteur…

sorte de doute assorti parfois de culpabilité. 

De toute évidence, « il y a quelque chose qui cloche avec moi », «  je n’ai pas fait ce qu’il fallait », ou au contraire,

je déçois tout le monde, je ne suis pas accepté comme je suis, j’ai tout donné pour rien,  

« j’ai fait plus que ce qu’il fallait et ça ne marche pas. »

L’impasse nous invite à reconsidérer les chemins que nous avons empruntés pour arriver là où nous sommes. C’est l’opportunité de changer notre approche du problème qui se présente.

Les pensées (ou jugements de valeur) font partie de l’expérience : lorsque vous dîtes « je m’y suis mal pris, je suis en position d’échec, je ne peux plus exprimer ce qui d’habitude me motive, on ne me considère plus, je ne vois plus ce que je pourrais faire de plus, et de toute façon ça ne m’intéresse plus » vous renforcez l’expérience du blocage, qui crée  l’impasse de vie. C’est souvent ainsi que s’installent les cercles vicieux : plus on a de problèmes, et plus on en crée – normal, puisque l’esprit qui crée le problème ne connaît pas d’autre façon de penser la réalité, ou le contexte. L’esprit rationnel crée encore plus de fausses solutions… on ne résout pas le problème, on le déplace.

Est-ce à dire que nous fabriquons nos blocages ?

Nous sommes tous uniques dans la façon de conduire notre vie. Et pourtant ce sentiment d’impasse nous est commun. Pourquoi ? L’un des arguments qui va être développé dans  ce qui suit est qu’il fait partie d’un processus plus complexe de notre humanité, de l’ajustement nécessaire entre notre réalité interne,  ce que nous croyons vrai et la réalité externe, celle des autres et celle du monde où nous habitons.

Le sens à donner à un blocage – hormis le fait qu’il est souvent stigmatisé comme une situation d’échec,  ou le sentiment d’une dévalorisation personnelle, est au contraire le signe qu’on est dans un processus de changement, l’invitation à regarder au delà des limites du territoire connu.  Il s’agit autant de la place que nous voulons occuper dans le monde, que  de notre façon de nous « penser & sentir »  au sein du monde, et d’apprécier le sens de notre présence au monde.

Lorsque nous sommes dans l’impasse, impossible de se référer aux stratégies qui nous ont  servi de modèles  comportementaux : ça ne marche plus et nous sommes décontenancés, voire déstabilisés ; nous  sommes tous porteurs de représentations, d’images que nous inspire notre environnement, nous avons tous des succès dans la sphère professionnelle, ou privée, et nous avons tous des pseudo – certitudes sur la façon dont  doit tourner le monde, et l’idée de la réussite.  Ne sommes nous pas  tous en quête d’approbation, de ce que nous faisons, de ce que nous désirons ? Il existe toujours des raisons  « d’avoir raison » et nous pensons que nous avons pourtant tout essayé, suivant notre compréhension.

C’est sans doute notre compréhension qui est incomplète, ce sont les  informations que nous traitons  qui sont insuffisantes pour dépasser l’obstacle apparent.

Nous avons besoin d’une nouvelle façon de voir les problèmes, d’autres méthodes pour résoudre les crises

Nous avons besoin de stopper des processus  infructueux.

L’impasse veut dire que notre approche du problème est erronée ; de la même façon que pour un logiciel informatique, nous avons besoin d’actualiser la base de connaissances et intégrer de nouvelles données,   permettant d’adapter de nouveaux modes de calcul, ou de logiques de traitement des informations.

Le type d’évènements qui nous conduisent à un blocage  est hautement variable, et le déclencheur de façon paradoxale n’est pas nécessairement un fait grave. Il est plus de l’ordre d’une goute d’eau : qu’il s’agisse  d’un  changement inattendu et soudain au travail – mais pensez-y, ça arrive tout le temps ! Ce qui nous paraissait « normal », dans la « norme » des choses, logique, devient illogique, surprenant, les gens se révèlent plus méfiants, moins solidaires ?….  Depuis des décennies nous discutons du changement – mais dans la réalité, les changements se produisent autant dans la continuité apparente des organisations ; qu’une personne clé, comme notre patron actuel, annonce son départ et  quitte son poste, par exemple, et de façon subtile, les changements sont innombrables. Et à la faveur d’une réorganisation, nous pensons alors à notre rôle de façon complètement différente. Il peut aussi s’agir d’une rupture relationnelle, de la perte d’un parent.  Ces expériences nous touchent parce qu’elles nous prennent au dépourvu, et que nous ne savons comment interpréter ce qui nous arrive. Si une perte, ou une rupture nous plonge dans le chaos émotionnel, la confusion mentale, c’est que nous nous voyons dans «  le noir » sans  solution, sans réponse, sans issue., sans soutien, sans espoir, sans amour etc… Est-ce à dire, qu’il n’existe pas d’issue ? pas de réponse ? pas de soutien ? etc..

Sans autre réaction de notre part, nous risquons de nous enfoncer dans la peine et la souffrance.

 Est-il juste de croire que le stress au travail, participe à plonger les gens dans des situations de blocage ?

 Il est concevable de penser que des hommes dans le monde des affaires, ( humaines ou techniques, ou financières..) sont confrontés à des tensions fortes, parce que les contraintes externes les maintiennent dans un rythme rapide, et une dynamique très soutenue,  La stimulation abusive de leur capacité de centration, peut occasionner des phénomènes de rupture, physique ou mentale. Ces personnes sont plus exposées que d’autres, également parce qu’il leur est demandé de ré-agir  très vite, et intégrer de nouvelles données en permanence ; leur devise  n’est-elle pas  souvent : « bien…  quoi d’autre ? dossier suivant ..etc . Si vous interrogez  ces personnes engagées dans les différents mondes, et que vous leur demandez  ce qui va remplir leur agenda pour les prochains douze ou dix huit mois,  leurs projets, et les responsabilités qui sont les leurs, la réponse est dans la poche arrière de leur pantalon.. (symboliquement) ; de nos jours ils sortent  leur black Berry et avec élégance, font dérouler les menus, pour se repérer dans leur vie. Ils ont un agenda programmé de longue date : voilà où je serai, voilà ce que j’ai besoin de faire. Je m’attends à ce que les décisions prennent  cette direction, que les affaires soient à tel niveau dans ce délai ; ce sont mes objectifs et je les fais avancer.

Il existe un différence entre le temps , comme contenant des développements stratégiques, et le remplissage du temps avec ce que nous pensons important ; la pro-activité est impossible si nous décidons que les évènements nous dictent les priorités , ou les « urgences »..

Les objectifs qu’on se fabrique peuvent être bouleversés à tout moment et nous laisser désemparés. Quand cela arrive, la première ré-action est de s’atteler plus avant : investir encore plus de ressources et  accepter  les nouveaux challenges. Mais soyons clairs au sujet des impasses, lorsqu’elles se signalent, c’est un appel à stopper quelque chose, identifier ce dont vous avez besoin,  et surtout prendre conscience du décalage qui existe entre vos représentations du monde, et  la réalité de votre organisation , ou de votre business ;  votre « modèle » est obsolète, et semble ne pas capturer toutes les données  de la situation présente ; il se peut même que vous partiez à la dérive, en  emmenant vos collaborateurs, et en vous aveuglant sur le rôle qui est le vôtre.

A quels signes peut-on reconnaître que l’on est dans une tourmente qui mène à l’impasse ?

Comment  dépasser ces blocages ?

Un processus n’est jamais linéaire. Ici seront décrites six phases principales. En fait on navigue souvent entre différentes phases, avec des aller-retours , tâtonnant en deux ou trois phases en même temps. Il s’agit à l’origine d’un schéma ( modèle, pattern) qui s’auto reproduit à votre insu, et l’intérêt de savoir où vous êtes,  est que vous vous mettez en mouvement et devenez pro-actif dans le cheminement.

La première phase,  est celle de la crise ; qui vous plonge dans le doute. Et ce doute a un retentissement profond dans votre expérience. Vous avez tendance à vous replier.

Retenez que toute phase de doute est une opportunité à vous interroger plus profondément, au sujet de ce qui marche bien pour vous.

La phase 2 est celle où le doute s’installe avec plus de force : c’est le cœur de « qui » nous sommes qui est touché – et à cet endroit là, peu de personnes savent quelle question poser.

Puisque plus rien ne marche, peu importe que vous vous couchiez plus tard , ou que vous vous leviez  aux aurores pour travailler encore plus. Émotionnellement, il y a ce sentiment de ne pas avancer. Et des évènements  prévisibles se produisent : vous laissez vos voix internes s’exprimer ; vous connaissiez  votre faiblesse dans ce domaine, et voilà que maintenant elle apparaît sans que vous puissiez la cacher. Un vieux sentiment de colère, d’impuissance, de culpabilité, de honte vous maintient dans l’autodépréciation. Et quelque soit l’événement, un incident au travail ou dans la vie personnelle, ce vieux sentiment qui fait surface appartient à un registre connu de vous. C’est parce que le doute a le pouvoir de briser toutes nos défenses.  Or le doute, si vous le laissez parler, a une voix, des convictions ; il a une autorité parce qu’il se réfère à des règles de vie qu’on vous a apprises ; vous avez accepté ces règles parce qu’elles vous ont permis de devenir « qui » vous êtes aujourd’hui ! Vous êtes en prise directe avec ce qu’on appelle le Juge critique interne, qui a un autre allié efficace dans l’auto dépréciation : le saboteur ! Le signe que votre saboteur est actif, est facile à repérer : vous ne supportez aucune critique extérieure. Vous tirez à bout portant, pour garder la face, et toute remarque portant sur votre faire, votre façon de voir les choses est perçue comme une attaque personnelle ; signe que vous êtes devenu votre émotion et que vous êtes coupé de la réalité extérieure.

La phase 3 arrive quand nous comprenons finalement que notre vieux modèle ne marche plus.  Avec de nouvelles questions, parfois de nouvelles autorisations, nous pouvons confronter la réalité avec un autre regard, entendre de nouvelles suggestions, et ressentir les choses autrement.

Pendant la phase 4 nous commençons à écouter, avec plus de patience  et d’intérêt pour l’autre, et entamons une autre façon de considérer notre rôle. En famille, en amitié, au travail . etc…Nous engrangeons de nouvelles informations  et parce que nous sommes contraints à réfléchir plus profondément, nous devenons réceptifs  à d’autres façons d’interpréter la vie. Notre cerveau analytique, pragmatique cède plus facilement à considérer plus de complexité , et intégrer des modes de pensée paradoxales, les métaphores.

Cette mutation n’est pas spontanée ; nous avons besoin d’exercer ces nouvelles capacités en adoptant de se distancier de nos émotions personnelles,  en acceptant de mesurer pour nous mêmes le décalage entre les faits et les résultats qu’on cherche à atteindre ; en validant avec notre entourage, nos proches collaborateurs, notre contexte plus étendu, la « véracité » de nos attentes ; aussi en mettant du contenu derrière ce que nous croyons vrai.

La phase 5 du processus à l’origine du blocage est l’invitation à approfondir, par toute méthode d’introspection, l’origine de nos patterns.

Cette phase n’est pas anodine, et peut rarement se dérouler sans aide extérieure – ou sans un groupe solidaire, et bienveillant …. Et rompu à la résolution de problèmes complexes . Ce n’est pas tant ce que nous savons à ce sujet qui pose problème, mais ce que nous ne savons pas !! Pire nous croyons le percevoir chez les autres, mais ne réalisons pas que nous déroulons nous même des schémas identiques ! Une expression  parle de « l’hôpital qui se moque de la charité ! Fuyez à ce stade les donneurs de leçons de tous ordres ! Fuyez ceux qui n’ont que des certitudes et vous assomment des généralités qui ne vous parlent pas.  Fuyez ceux qui vous jugent au l’aulne de leur arrogance ! Vous n’avez pas besoin de « conseils », vous avez besoin de sollicitude et de compréhension ; vous avez besoin d’un « sponsor », une personne qui sait vous faire « crédit » : valoriser  les acquis et redéployer vos talents est le but. C’est une stratégie qui modifie en profondeur votre façon de penser vos priorités et, pas d’erreur – c’est un apprentissage qui s’opère dans le temps, à votre rythme, suivant  votre sensibilité personnelle, et suivant les valeurs qui vous importent le plus.  Notre « moi » est façonné, par des patterns ; des patterns qui nous rendent sensibles à des contenus de vie, certains aspects du monde, à la fréquentation de certaines personnes ; nous prenons plaisir à tout ce qui touche des valeurs personnelles, et qui valorisent des images ou des associations émotionnelles complexes,  dont nous sommes porteurs.  Ni bien ni mal, ni juste, ni injuste, ni beau ni laid, ce sont des acquis de notre éducation et de notre environnement. C’est la conscience que nous sommes porteurs de tout cela qui importe. Puisque nos limites sont souvent cette fragile frontière entre ce que nous connaissons et l’immensité de l’inconnu … l’étendue des plaisirs de la découverte. Prendre conscience de ses patterns, c’est comme être le géomètre de son territoire de connaissances, de potentialités en friche ; cette phase exploratoire réserve beaucoup de découvertes passionnantes ; elle parle des ressorts de notre motivation, de nos intérêts les plus significatifs, du sens de nos choix, de nos modes d’expression, mais aussi de nos peurs, de nos traumas ( nous en avons tous) cette exploration nous libère peu à peu du besoin de justifier nos comportements et de démonter notre valeur personnelle.

Chaque impasse qui se présente est donc l’occasion d’explorer le territoire et y puiser les ressources qui nous ont permis de grandir et trouver les stratégies gagnantes… à l’intérieur de ce territoire ;  le socle de notre estime personnelle est ici en jeu ; explorer des territoires nouveaux est très excitant si nous sommes convaincus que nous  saurons découvrir des trésors ! Ce sont nos peurs qui  nous figent sur place.

Pour certaines personnes, l’arrivée d’une crise provoque la panique. (phase 1) Pour d’autres, la phase de confrontation avec le Juge critique interne est une épreuve difficile, parce qu’ils ont gardé un profonde fidélité et un grand respect de leurs valeurs familiales, par exemple. Ils ne perçoivent pas où est la captation de leur désir ;( phase 2)  Ce ne sont pas les valeurs ici qui sont en cause, mais la fidélité à des modèles obsolètes. La solidarité reste cette générosité tournée vers l’autre ; mais notre contexte  de vie peut être très différent, de celui où nos parents ont développé leurs choix ; et certaines « loyautés » peuvent simplement nous enfermer dans des paradoxes de vie intenables.  Pour d’autres personnes encore, il paraît impossible de modifier des stratégies de vie (phase 3)  : c’est juste « impensable » ; admettre le « je sais que je ne sais pas » ( sans perdre la face  )  c’est  comme trouver le moyen de stopper un bolide en pleine vitesse ! Pourtant l’indentification du « stop » est déterminant ; mais vous seul  savez  ce que vous voulez stopper !  La phase 4, parce qu’elle sollicite la partie créative de nous, peut sembler plus facile à intégrer, mais là encore, ce sont des processus qui sont délicats et interdépendants. Pour la phase 5 certains vont savoir décrire  avec brillo leurs façons de faire,  dans la vie, et semblent assez bien cerner leur réalité ; pour d’autres c’est un exercice éprouvant. Il existe nécessairement des confusions entre leur sentiment de valeur personnelle et  leur besoin d’approbation ( n’est pas sous leur contrôle )

La phase 6 est celle de l’action.

C’est le temps du dénombrement des « impossibilités » .

L’explication profonde et le sens du blocage est que vous êtes pris à revers ; vous pensiez que vous saviez ce qui allait se produire, que vous aviez le contrôle de la situation, , et voilà des évènements vous indiquent le contraire ;  et l’impossibilité de définir, ou de connaître ce que le vie vous propose derrière est ce qui fait peur. Mais cette peur (angoisse) n’est pas vraiment la pire de vos épreuves à venir !

L’impasse , si elle est désormais intégrée comme phase développementale , n’a de sens que si nous décidons quelque chose pour conclure un pacte avec nous mêmes et avec les autres, vraiment .

Souvent lorsque je demande à des personnes : «  vous connaissez-vous dans d’autres circonstances, face au mur » ? J’obtiens des réponses, qui me décrivent des moments de blocage, et les façons de trouver une issue, de dépasser les obstacles. Chacune de ces histoires, semble posséder uns structure bien délimitée dans le temps : un début, un milieu et une fin. J’attire votre attention sur l’illusion de détenir la clef de votre impuissance actuelle .  L’expérience d’une impasse peut  se dérouler le temps d’une année, ou vingt quatre heures ;  considérez cependant que c’est un processus psychologique, qui se situe hors du temps et de l’espace de notre vie.  C’est juste un mot qui préfigure un autre territoire que celui que nous connaissons, qui a toujours existé ! Une autre façon de l’envisager est que l’impasse est à la frontière de ce que nous ne connaissons pas, et qui nous devient accessible. Si nous ne ressentions pas cette limite, ce blocage à notre portée, si nous étions toujours « ouverts » et perméables, nous n’aurions pas ce sentiment d’existence et de confort somme toute ;  au sein d’une communauté, ne sommes-nous pas attachés à une histoire ? conditionnés à parfaire qui nous sommes ? à tendre vers le mieux, le plus, l’idéal qui nous invite à toutes sortes de performances. ?

C’est ainsi que nous justifions tous nos actes, toutes nos décisions, peu conscients de l’histoire que nous avons fabriquée pour maintenir la catohérence de notre réalité. Si vous y réfléchissez, une crise arrive souvent au moment où nous nous sentons « arrivés » à un stade de satisfaction, sorte de bonheur mérité à parvenir à un stade de réussite. Comme hypnotisés ( « transis » ?)  dans une douce quiétude, nous ne voyons pas la crise arriver. Ce n’est pas parce nous ne les voyons pas, que les informations annonciatrices ne clignotent pas !! Une plaisanterie à ce sujet dit que l’amour (rencontre ) rend aveugle, mais que le mariage fait recouvrer la vue !

Donc la crise annonce ce message : vivez à la frontière du connu, et restez en alerte ! Cessez de fuir, vous n’éviterez pas de vous cogner aux murs ; en niant les symptômes (pressions, stress) vous retardez le processus, et vous aggravez l’inconfort et le mal vivre.

Que signifie «  vivre à la frontière du connu » ?

Certains artistes nous sensibilisent et permettent d’entrevoir ce que l’ouverture à des visions (énergies) nouvelles porte de possibles.  Plus que d’autres, ils se défont d’un certain conformisme , et ne craignent pas de perdre leur confort, matériel ou mental ; leurs attentes ne sont pas dans la reproduction d’habitudes apprises.  En un sens, ils cherchent à nous communiquer,  cette expérience de frontière invisible ou inaudible pour la plupart d’entre nous.  Nous pourrions nous inspirer de leur hardiesse à sortir des habitudes de penser et e faire et leur choix de vie pourrait parfois, servir de métaphore à notre propos.

Stages de formation au programme 2012 :  Session intensive de cinq jours

Quand les certitudes vacillent, stopper le monde 

S ‘arracher à son lieu et à ses habitudes, s’éprouver dans  le désert

derrière l’oasis la porte vers le désert

A titre professionnel, comme à titre individuel, les générations ont besoin de ré-enchanter leur monde; comment penser le futur quand on n’a pas de visibilité à un mois?

Ml a choisi de traiter des thèmes relatifs à l’innovation, à la confiance en l’humain, à la condition de reconsidérer sa zone de confort. Pour vivre l’expérience et pas seulement discourir, une immersion dans le sud marocain est proposée. Pas de compétition dans le programme, mais une confrontation décisive avec ses limites.

Michele Lefebvre, Consultante en communication et formatrice, vous invite à entreprendre un voyage pour questionner votre univers Ce n’est ni une offre touristique , ni une promesse d’évasion ; il  existe mille et une façons de s’évader et se dépayser. Les moments sont plaisants, les photos sont jolies…. et l’effet éphémère. C’est parfait pour s’offrir une récréation de vie. L’expérience du désert ici déroulée vous impressionnera en profondeur…. Et de façon irréversible  : il y a un «avant » et un « après ». Comme toute expérience, elle est difficilement transmissible. C’est donc votre désir de vous offrir un temps décisif, dans votre cheminement personnel ou professionnel  qui est ici en interrogation :  êtes vous dans cette période d’indécision, de flottement , de transition,  ou plus encore dans une période de choix, où les repères sont flous, où votre motivation s’infléchit, vos certitudes faiblissent ? Avez vous conscience des répétitions de votre vie et voulez vous dire « stop » à votre mal-« aise » ? Ce n’est pas tant de dire « NON » qui importe, que de savoir à quoi vous voulez dire « OUI », qui fera la différence dans votre vie.

Informations, calendrier , (DIF) etc.. sur demande à

Michele.lefebvre6@wanadoo.fr

Tel 06 61 87 80 02

à votre écoute

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