Changer son histoire …. Ou « Stopper le monde » ?

Est-ce qu’un livre peut changer votre vie ?

Ou…. est-ce que vous « rencontrez » un livre, parce que vous avez envie de changer quelque chose dans votre vie ? Il serait en effet délicieux que les livres par un instinct inspiré, les guide jusque leur lecteur idéal…

Ne cherche –t-on pas au fond tous la même chose au long de sa vie ? Le pouvoir (l’argent ?) et la liberté, avec l’amour comme traversante…  Il y a aussi sexe nourriture, et territoire ( autre composition plus instinctive ! )….

Existe-t-il vraiment des secrets que d’aucuns connaissent ?

S’il nous faut mourir avec la totalité de nous mêmes,

pourquoi ne pas vivre alors avec elle ?

Photothèque du musée de l’homme

Je crois profondément que les chemins qu’on emprunte pour répondre à des questions existentielles sont multiples,  sans frontières, et ce n’est pas tant une nouvelle théorie,  qui va révolutionner votre vie : parfois une rencontre amoureuse  suffit à provoquer une bifurcation dans votre vie ; vous commencez une nouvelle histoire ! ….Au final ce n’est pas la plus facile !! .. mais  quel enthousiasme alors !  Ce qui est intéressant, c’est que le processus est le même : c’est le fil conducteur, celui que vous allez tirer parce qu’à un moment « t » c’est la question qui sous tend votre état émotionnel, et que vous avez besoin d’une réponse : pas n’importe laquelle, celle qui vous touche. 

Voulez-vous devenir millionnaire ?  Le livre est cité je crois par un blogueur ; « Rich Dad and poor Dad » de Robert T Kiyosaki, enseigne à qui veut  mieux maîtriser la matérialité des choses, comment on devient riche. Dès les premières pages, il vous explique que les conditions auxquelles ça marche, reposent sur vos capacités : l’une est de maîtriser  ses émotions, l’autre est de savoir perdre… Si vous ne savez pas encaisser une perte, vous ne saurez jamais gagner !  Etrange secret, ne pensez-vous pas ? … que la plupart des « carriéristes » ou « chasseurs de fortune » ignorent. On parle encore et toujours du « pouvoir ».

J’ai remarqué  dans ma propre vie, à des moments clé, où je doutais de moi,  après une rupture, après une déception, il s’est trouvé sur ma route des gens, ou un livre sur un rayon, qui m’ont boostée ou qui ont réorienté ma vie.  Est-ce alors que j’étais prête à les écouter ? Est-alors que je cherchais  déjà des réponses ? ou simplement la curiosité de la vie m’invitait à explorer plus loin ?

Un week-end en Provence, lorsqu’une amie me mit dans les mains « Le voyage à Ixlan » de Castaneda, elle précisa : tu sais je ne suis pas réceptive à ce genre de récit, mais toi qui aimes jouer avec la symbolique, tu devrais comprendre. J’ai parcouru ce conte en deux jours, au bord de la piscine, soutenue par les grillons, comme on lit un récit de voyage : c’est l’histoire de la rencontre d’un des  derniers « Sorciers » Maya , vivant au Mexique, et de l’Universitaire anthropologue Castaneda : comprenez que c’est la rencontre de deux formes de connaissance du monde opposées ; l’un, Don Juan, « l’homme naturel », possède une science orale, et une connaissance,  issues d’une longue tradition de peuples hautement civilisés ; Castaneda, lui est un modèle de rationalité, l’intellectuel formaté aux méthodes scientifiques et curieux de découvrir des secrets qui ne sont pas dans les livres. . Qui va apprendre de l’autre ?

On apprend durant le « voyage » qui va durer, d’épisode en épisode,  environ quinze  ans, qu’il s’agit pour Castaneda, d’une initiation qui l’ouvrira à des réalités et une vision du monde, qu’il ne soupçonnait pas.

Les « leçons » du sorcier sont autant de provocations, pleines de facéties, mais inquiétantes pour Castaneda, qui sait très vite, qu’il est pour le « sorcier » transparent, dans ses pensées, dans ses façons d’être, et même dans l’évocation de faits de sa vie, qu’il n’a jamais révélés.

Il y a cette anecdote, que j ‘adore, ( parce que je rencontre plein de gens « peureux » de lâcher leurs certitudes ) où Castaneda, lors des premières rencontres, soucieux de garder une trace écrite et consciente de ce qui va se passer, garde au fond de sa poche un carnet et un crayon, bravant ainsi sa peur d’être manipulé, et de ne pas savoir garder trace des expériences auxquelles il a accepté de se soumettre.

Chacun se choisit dans le livre « les leçons » qui le touchent, et certaines des expériences sont très énigmatiques à première lecture.  J’évoquerai juste celles qui font injonction à Castaneda au tout début : « Si tu veux changer, tu dois « stopper le monde ».

Alors,  aujourd’hui, quand le rythme de vie s’accélère et que je rencontre des gens « stressés », sous tension, à la limite de la rupture : j’enseigne la lacon du sorcier : apprendre à « stopper le monde » (avant que lui ne vous « stoppe » … ) la deuxième injonction est :  « prends conscience de ta mort : elle est juste à ton épaule gauche »… La finitude  de notre vie, n’est-elle pas  ce qui interroge le « temps » de notre vie ?  C’est une étrange prise de conscience lorsque je liste d’après mon agenda, l’occupation de mon temps, et que je le rapporte à mon plaisir de vivre. .. ou au résultat de mon travail.

Les joutes verbales entre l’homme « sachant » et l’homme « savant », s’accompagnent de mises en situation et sont riches de découvertes ; elles vous interpelleront à différents titres, et les sujets sont au moins aussi « racoleurs » que les magazines de l’été : mieux ils fourniront des sujets de conversation, qu’il s’agisse de séduire, en révélant sa profondeur d’âme ? … si , si ça marche !!!… ou animer un dîner de copains..

« Suis-je un homme d’habitude ?« Suis-je un homme « ordinaire »? « Suis-je un guerrier ? » « Me rendre indisponible » «  Pourquoi dois-je préserver mon histoire personnelles par devers moi ? «  Quels défis j’envisage dans ma vie ? » «  Suis-je prêt à mourir pour mes idées ? » » la responsabilité de vivre dans un univers mystérieux » «  croire ou devoir croire ? »… » « est-on trahi par un ennemi ? » « est-ce que je sais reconnaître mes ennemis ? ».. etc etc…

Si pour Castaneda, sous la guidance d’un « sage » » le voyage a duré quinze ans…  Si malgré tous les changements de votre vie, il vous arrive de traverser d’angoissants conflits de motivation***, avec des épisodes de découragement, voire dépressifs.. alors peut-être irez-vous puiser à d’autres « sources » d’inspiration ?

conflits de motivation*** = toute notre vie n’est-elle pas « conflits de motivation » ?? ..que vous en ayez conscience ou non.... Personne n’adhère inflexiblement à quelque chose qu’il ne soit au pied du mur ; tant qu’il y a une autre solution possible, l’homme ne choisit pas vraiment.

Cette fois c’est en Californie, berceau de l’Université de Berkeley, que j’ai feuilleté un livre sur le rayon d’une vaste librairie : dans les premières pages et je découvre un chercheur PHD en psychologie  (connu par ses nombreuses publications), qui raconte comment, après des années passées en Inde, à étudier , puis pratiquer la méditation, il rentre chez lui aux EU et , se  retrouve « terrassé « en l’espace d’un coup de fil (provenant de son ex-épouse), prostré par suite pendant deux jours, incapable de maîtriser les émotions douloureuses qui avaient reflué, en onde de choc.

Ce témoignage de Stephen Wolynski, que j’ai par suite rencontré, m’a paru crédible et authentique ; peu d’experts, de doctes savants avouent les limites de leur science ; et j’ai eu envie de découvrir le cheminement de ce « savant » qui  parlait « vrai », et partageait le fruit de ses travaux avec un langage compréhensible.  C’est un humain !  !! ouf ! il n’est pas parfait ! et ce n’est pas un donneur de leçons !

SW enseigne et diffuse au travers ses livres des méthodes d’introspection, pour rendre chacun capable de se découvrir et aller vers plus de liberté, plus de légèreté, plus de conscience. Déposer le « poids » de son histoire, démêler la confusion des sentiments, s’accepter dans l’expression de ses émotions , pour mieux piloter son désir de vie ! Vous découvrez la logique de votre « psyché » – la différence qui fait la différence : c’est « Vous »…. ce que vous croyez être « Vous » dans un premier temps. La richesse de son travail tient dans la description de différents états de conscience altérée qui faussent notre perception de la réalité ( Transes people live ).  Au travers l’inventaire des états émotionnels, associés aux pensées que nous développons, nous pouvons mettre à plat les « processus » qui nous font agir. C’est le travail le plus fécond que j’aie pu entreprendre. .

SW m’a appris que je pouvais changer mon histoire…   Pour se défaire de certaines habitudes, grandes et petites vous avez besoin d’en faire l’inventaire, puis  savoir comment elles se sont installées.  Vous ne pouvez pas changer quoi que ce soit  si vous ne savez pas ce que vous voulez changer !

http://www.amazon.com/Trances-People-Live-Stephen-Wolinsky

Pour asseoir sa méthode, dont il dit avec humilité qu’elle ne s’applique pas à tous,  SW a tenté une théorie unificatrice des approches psychologiques, occidentales, s’inspirant aussi de philosophies orientales ( l’expérience mystique de base, là où la conscience se déploie )  A l’instar de nombreux auteurs ( les« outsiders des religions » tels que St Augustin, Boehme, George Fox, Blaise Pascal Sri Ramakrishna… ) SW a persisté dans ses recherches,  tenaillé par une sorte d’urgence physique. Ne dit-on pas que les meilleurs thérapeutes ont d’abord cherché à soigner leur propre « folie » ?

Stephen Wolynski  passe aux EU pour avoir développé une « psycho-logique », ( Quantum Psychology) des plus stimulantes depuis A Maslow.  A la lumière des théories du chaos et de la  physique quantique, SW nous invite à un étrange voyage lui aussi.

C’est ainsi que j’ai osé approcher ma propre « folie » – et pu apprendre à dépasser des paradoxes  de vie qui m’écartelaient : entre les différents rôles que j’étais amenée  à jouer de front, la femme, la mère, l’amie, la femme entrepreneuse… – je m’étais presque « perdue.. »

SW est un maître à découvrir les ressorts qui nous meuvent : il  structure  les étapes de notre construction identitaire ( ref : le concept de « Profiler »*** ) … notre « construction » de personnalités ( nous en avons plusieurs, qui éventuellement ne se connaissent pas !!!) , reposerait  sur une structure de base commune ; l’habillage social et culturel sont  la résultante de notre adaptabilité au monde, au contexte de vie, aux valeurs que nous adoptons comme nôtres. . Un physicien quantique dirait que cette mémoire de l’oubli ** est la « variable cachée » de notre psycho-logique.  Elle y propage secrètement des déterminismes inapparents. Elle vient du passé, mais continue d’agir en nous au présent, de parler en nous à notre insu.

Ces concepts ont  considérablement enrichi mes pratiques professionnelles : (communication) : fabriquer des « histoires » avec  des équipes de dirigeants  ; fabriquer la « grande histoire » avec des managers ».. fabriquer « une belle histoire » avec un ami..

Découvrir que nous nous racontons beaucoup d’histoires, revient à dire que quelque soient les « raisons » que nous invoquons,  nous cherchons à « avoir raison », ou « rendre raison » ; le problème, c’est que nous ne faisons que justifier ! … bonne façon de tourner en rond dans les réunions d’entreprise !

C’est avec les mêmes « outils » que j’ai pu aider des jeunes et moins jeunes à s’autoriser à vivre plus proches d’eux-mêmes et découvrir leur motivation profonde, et donner sens à leur vie personnelle, ou professionnelle,  dépasser des angoisses morbides parfois, trouver leur voie très souvent de façon brillante. Grands vertiges assurés !!!  vous ne ferez pas l’économie de confronter vos peurs et vos contradictions.

mémoire de l’oubli ** = ce que nous avons appris

« Profiler »***  = Le Silence des agneaux : film américain de Jonathan Demme (1991), avec Jodie Foster dans le rôle de la profileuse Clarice Starling.

SW n’est pas accessible pour qui ne lit pas l’anglais, ou l’allemand. Seul un de ses livres a été traduit en français : « Ni ange, ni Démon » en anglais : « The dark side of the inner child

Et pour les non anglicistes me demanderez-vous ?

Avant la rencontre avec SW j’avais tiré le fil de ce qui a été appelé « la nouvelle communication » : entendez les écoles qui se sont crées dans la mouvance de Palo Alto,( Californie) et se sont enrichies de percées passionnantes, parce que, nous sommes d’abord des animaux sociaux :  même quand nous pensons ne pas communiquer, nous communiquons quelque chose de nous… La communication n’y est plus définie comme une simple affaire à deux, mais comme un système circulaire : codes gestuels, rythme, langage véhiculent des messages et lient les hommes par devers leur conscience immédiate; la métaphore évoque un orchestre dont chacun fait partie et où tout le monde joue en suivant une partition invisible. Toutes ces recherches ont constitué le terreau de développements , tant pour servir les thérapeutes ( psychiatrie, double contrainte  ) que les communicants de tous bords (sciences sociales) : cybernétique ( concept de feed-back, « écho » ) théorie des types logiques ( Grégory Bateson) ; On parle alors de processus mentaux, qui président à nos interactions, de dimension cachée implicite dans nos échanges..

Notre subjectivité longtemps soumise à  interprétations, projections, croyances, laisse poindre des ébauches de structures, sous l’impulsion de recherches croisées ( anthropologie, sociologie, psychologie, psychiatrie, sciences de l’homme, mathématiciens, physiciens, médecine etc..) , qui permettent dès lors une description de réalités, objectivables, et la mise en évidence de »processus » observables et reproductibles.

La PNL ( Programmation neuro linguistique) est un ensemble de techniques , modèles « empruntés » à ces théories. Il existe beaucoup d’extensions et d’applications de ces techniques aux EU. Robert Dilts ( ex assistant de Bateson) a créé la NLPUniversity,  et fait partie de ceux qui font évoluer les théories englobant ces techniques.

Plus notre vie se « mondialise », plus nous aurons besoin de « repères » pour nous orienter et comprendre les codes culturels, et faire vivre les différences qui président à la richesse de nos échanges.

Depuis l’antiquité, tous les ouvrages qui se rapportent à la philosophie et aux avancées des sciences de l’homme, la question qui est posée reste : l’homme est –il soumis à une fatalité qui l’écrase, ou bien l’homme est-il plus fort que ce que nous croyons ? Est-ce qu’il peut se charger de ses névroses : apprendre à les reconnaître puis à  se responsabiliser pour ses comportements et ses choix ?

Je trouve que nous vivons une période de civilisation privilégiée. Jamais la connaissance n’a été aussi accessible, aussi féconde de possibles.

Voulez-vous être une personne d’influence ?…. c’est parfaitement à votre portée.

Voulez vous réussir votre vie ? demandez vous «  qu’est ce qui au monde est le plus important pour moi » ? » … « qu’est ce qui au monde serait la pire des choses pour moi » ?  

Etes-vous en quête de bonheur ? Voulez-vous asseoir l’estime de vous même ?

Inspirez-vous de la psychologie positive (# de la pensée positive). De florence Servan Schreiber : un autre récit de vie, qui vous ôte tout complexe,

et vous reconnecte à vous même, avec optimisme : « Les trois kifs par jour  et autres rituels recommandés par la science pour cultiver le bonheur »

Parce que j’emprunte la conclusion à un autre auteur, je déborde un peu le réglement, : j’aimerais pour enjoliver un temps spécial pour vous, partager un petit livre, de 60 pages, poétique, qui enchante l’esprit et s’inscrit dans le temps de notre histoire ; Edouard Glissant a disparu mais son langage m’a toujours touchée ..

   *** ( extrait) Toutes nos villes, tous nos pays relèvent aujourd’hui d’une digenèse, d’une origine folle et démultipliée. La di-genèse est une émergence qui ouvre à mille possibles dans le passé, le présent, l’avenir. Ces mille possibilités nous préservent  de la doctrine, et du dogme, et nous installent dans ce que l’incertain, l’imprévisible, l’imprédictible ont de régénérant.

 Le principe mystérieux qui anime le vivant confère à chaque existence une singularité irréductible mais une opacité approchable. D’où l’infinie diversité, ses imprévisibles, et la nécessité de les préserver, en imprédictible comme en opacité.

Tout-monde est un champ de forces instables où l’effervescence d’un seul imaginaire peut engendrer au loin des ondes déterminantes.

Le gouffre de l’Océan nous a ouverts à la Relation.

Vous qui avez des frères et des cousins et des neveux, et des alliés de famille sur tous les continents, entendez ce que dit Relation.

Chatoiement des Lieux en liaison, qui dessine les Etats non étatiques du Tout-monde. Penser en « lieux » ; esquisser la nouvelle région du monde …

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les 3 livres qui ont changé ma vie” organisé par le blog Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous avez aimé cet article, je vous remercie de cliquer sur ce lien : j’ai aimé cet article !

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