Le Juge a tranché

Pour  ou contre le cours « naturel » des choses  » ? Dame « Nature » n’a pas convaincu

Un homme et sa femme étaient en instance de divorce ; l’histoire se passe dans un tribunal local aux US . La garde des enfants pose problème.

La mère a bondi sur ses pieds et a protesté auprès du Juge, arguant que c’est elle qui avait mis les enfants au monde, et qu’il lui paraissait naturel, pour cette raison d’obtenir leur garde

L’homme voulait aussi la garde de ses enfants, et le Juge s’est tourné vers lui , et lui a demandé la version de son histoire

Après un long moment de silence, l’homme se leva de sa chaise et répondit:

Monsieur le Juge, quand je mets un dollar dans une machine distributrice, et un Coca sort, est ce que le Coca appartient à moi ou à la machine?

Le Juge a tranché en sa faveur…

chouetteLa comparaison a ses limites, et pourtant le Juge a souscrit à une logique ; on peut lui prêter une grande expérience de l’humain. Le mari a été très perspicace : il ne pouvait s’opposer à l’argument de la nature, et du dévouement « naturel » prêté aux mères. Il a déplacé la logique et a induit par son raisonnement la perspective du moyen de l’éducation : l’adulte apporte son énergie pour un résultat qui sert les enfants ( leur éducation ) – il a balayé d’un coup, d’un seul, l’idée de la filiation /possession « naturelle »…

En tant que coach, j’aime aussi cette idée de mettre de l’énergie au service d’une valeur, ou d’une cause entendue comme supérieure (éthique). Toute la difficulté, dans certains conflits est d’asseoir un autre point de vue pour le problème posé, et ainsi inviter les protagonistes à se dessaisir de leur « égocentrisme » ; pour « qui » et pour « quoi » veut-on une solution ? à la condition d’opter pour une autre psycho-logique, les vrais enjeux peuvent apparaître.

2 protagonistes

Revenons justement à la psycho logique individuelle, et à l’analogie avec notre Juge intérieur . Débusquer les stratégies du Juge intérieur est chose malaisée : c’est toujours la même histoire de la paille dans l’oeil du voisin, et de la poutre dans notre oeil..Et puis, cette histoire du « naturel », du « spontané », de  » l’authentique ». Garder son jardin secret. Il existe une grande confusion entre l’intimité, qu’il nous appartient de sauvegarder et gérer de façon à protéger « notre intégrité », et la nécessité de cet examen de nous mêmes:  l’introspection. Prendre le temps d’étudier avec notre « Juge » intérieur les zones de doute ;  observer les émotions, l’arrivée des pensées , nommer les tristesses, les joies, débusquer  les blessures,  est une attitude autrement plus riche et féconde , que de passivement subir  les critiques de notre Juge, et par le même conditionnement « naturel »,  cautionner les autres jugements de valeur à notre encontre ! Découvrir notre « nature » équivaut à recourir à un avocat,  et  devant un Tribunal interne, clarifier la Charte de nos besoins. C’est très surprenant et gai ! Sortir d’un petit jardin clos, et s’ouvrir à un paysage fantastique qu’on s’était interdit d’explorer jusqu’alors !

A titre individuel, notre Juge intérieur est le gardien des interdits, et des codes sociaux, qui nous ont été enseignés. Ils constituent ainsi l’ossature de notre construction personnelle, et le Juge, à notre insu, va dicter, suivant son référentiel, des raisonnements et des décisions, qui nous paraissent « naturels ». Pour « naturels » qu’ils soient , sont-ils toujours adaptés à la situation ? leur interprétation « naturelle » ( non contestable? ) conduit-elle à résoudre des problèmes plus complexes ? Ce Juge intérieur nous contraint ; pas toujours à tort, mais souvent il fait parler les peurs et réduit à néant notre folie créative.  Nous avons droit à l’erreur ! … si nous apprenons à apprendre de nos expériences.

S’agit-il de contester la « Loi » ?  les lois ?

Sans foi, ni loi, l’homme vit en deça de ses possibilités. Ce n’était pas non plus l’intention d Einstein lorsqu’il disait : « questionnez tout ».

Il se trouve que les Lois s’inscrivent dans un contexte et dans une histoire. (Notre histoire). Retrouver la source et le contexte d’une loi, permet du moins de comprendre l’intention de la loi, ses finalités.  On peut dès lors interroger et analyser le contexte de la loi. N’est ce pas une attitude scientifique, appliquée au registre des sciences humaines ?

Au lieu de nous demander « pourquoi » ( ou pourquoi pas ? ce qui revient au même .. ) raisonnement qui boucle de toute façon sur des justifications, .. parce que… parce que .. posons nous la question autrement : «  comment » sortir de l’impasse ?

Nul doute que notre esprit créatif, libéré d’un dictat inadapté à son contexte actuel, saura déjouer les pièges d’un enfermement psycho-logique.

                                                                                 enfermement

 En quoi le dialogue avec notre Juge est aussi important ?

La plupart des gens ont peur de cette rencontre ; il y a derrière le juge une imagerie liée à des mythes ( le jugement dernier ? le côté sombre de notre personne ..)

Or ce que nous devons craindre, ce n’est pas le Juge, ce sont les mauvais jugements . Les mauvais jugements , les erreurs de jugement, ( discernement ) peuvent

nous faire perdre l’amour, les amis , la  vie, parce que l’arrogance parle, et sabote tout rapprochement

faire perdre le nord ( perdre la tête ) avec des jugements tranchants, sans appel, parce que  « l’autre » nous fait peur

justice aveugle

faire perdre de l’argent, pour des décisions hasardeuses, rarement testées

argent

faire perdre sa liberté.., pour une résistance à l’autorité jamais parléepiege

 

 

 

……..

Un témoignage parmi d’autres?

Le motif qui pousse à interroger les stratégies dictées par le Juge, est la plupart du temps lié à des impasses de vie sérieuses. Ce fut le cas de Marie Jo. La quarantaine passée, à la recherche d’un emploi, et très qualifiée et expérimentée, elle a fait l’expérience du marché du travail : trop quelque chose, trop autre chose, et au final certainement trop « chère » vu la concurrence, trop « vieille » … après un an de démarches motivées par l’idée du retour à l’emploi, elle se sent vide et sans consistance aucune. La dépression arrive. Un sursaut de révolte la fait consulter ; trois mois plus tard, Marie Jo me confie sa plus grosse découverte : « j’ai pris conscience des contraintes qu’on m’a imposées tout au long de la vie.. il est vrai que je ne savais pas dire « non », y compris quand mon mari a exigé un  enfant malgré mon absence de désir à ce moment là .. mais ce qui m’est apparu, c’est que j’avais exercé le même contrôle sur la vie des miens, imposant mon point de vue, ma vérité sur les grands choix de vie, sans m’en rendre compte. J’ai fait subir aux miens,  sous la pression permanente  de mon Juge intérieur , des dictats de « bonne fille obéissante »  partie de moi qui m’étouffe littéralement …. J’ai participé à créer ma propre prison . Je culpabilise encore, mais découvrir l’origine de mes angoisses, est comme une déferlante chaque jour : je ressens une libération étonnante –  et des autorisations à vivre et travailler autrement; j’ai changé mon optique et j’ai réalisé que le statut salariée  ne me convenait plus. J’apprends à réfléchir au « comment » rendre les choses possibles pour moi »

L’épreuve de l’intelligence (rationalité?) dans les situations de travail, de vie

La croyance qui veut que vie privée et vie publique soient séparées, veut ignorer les processus qui sont actionnés, au moins cent fois par jour, pour chaque décision dans une journée. Il est juste de dire que, heureusement, nous avons développé quelques automatismes, pour vivre libérés de gestes quotidiens. Oui l’intelligence est capable de déceler des erreurs :  en mathématiques, lorsque le résultat est incorrect, l’erreur est décelable . Lorsque la Banque appelle parce que le compte n’est pas approvisionné, l’ajustement est possible.. mais les erreurs affectives ( les affaires du cœur ) sont plus difficiles : parce que le « naturel » est bon ! … mais la gestion peut être mauvaise. Notre naïveté dit : puisque  la source est bonne, forcément le résultat  est bon ! L’expérience nous apprend qu’avec le meilleur des sentiments, on arrive à la pire des conclusions. C’est parce qu’un arbitrage est nécessaire dans la conduite des affaires ( matérielles et immatérielles), que notre Juge intérieur a ce rôle difficile de rendre les choses possibles : bien souvent nous avons à faire à un Juge qui croit tout savoir… ( vous connaissez tous ces « donneurs de leçons » ) mais qui vous fait vivre l’objet même de vos peurs. C’est dire l’enjeu pour la conduite des affaires de notre vie !

 Envie d’en savoir plus?

( gratuité première consultation  )

lefebvremichele2@gmail.com

tellement important

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