LE JUGE QUI RUDOIE et tu-tutoie

A Qui  la faute?

Scène conjugale ?

 Humour bien sûr…. Mais on peut mettre en scène aussi : Madame a comme d’habitude pris le temps de préparer un repas soigné, et elle a ce soir d’autres projets ; important de s’en tenir à un horaire…

Monsieur, devant son ordinateur, occupé à répondre à ses mails, et ainsi finir le travail de bureau, a humé avec plaisir les bonnes odeurs de cuisine, et son attention mobilisée par ses pensées, a débordé largement des marges raisonnables horaires…

 Si ce n’était pas une routine installée, peut-être Madame aurait-elle patienté.. Là, non ! lassée de la reproduction du même schéma, lascive, elle pousse l’envie d’aller au bout de la logique : si on peut attendre.. le gigot attendra aussi , le même temps dans le four..

 Est-ce que ça semble familier ? ( pas le gigot… mais le pattern ? )

Un jour, à force de répétition du même schéma comportemental, on craque et on provoque la crise.

Ce qui est drôle, et qui est très commun, c’est que Monsieur s’indigne ! Qui est coupable ?

L’autre bien sûr ! Son « autre » ! La cuisinière ! comment a-t-elle pu oublier le temps de cuisson ?

Et c’est le …« tu as oublié ».. tu n’as pas surveillé » « tu sais bien que j’aime le gigot saignant ! «  «  tu as gâché mon plaisir » « tu aurais pu m’appeler » « tu n’es pas capable de patience » ( là c’est plus grave ) .. » « il faut toujours que tu trouves un moyen de me contrarier ! « il faut toujours que tu gâches les choses simples !  » ect ect ..

Celui qui parle , c’est le « Juge en nous » qui étalonne les évènements en fonction de règles intériorisées, qu’il supporte mal de voir contrariées . C’est surtout un besoin de contrôler ce qui se passe – ou plutôt ce qui « dépasse » l’ordre connu – ce qui ne respecte pas la règle, celle qu’on pratique.. etc

Est- ce que ce Juge pense « juste » ?

Oui, dans le cadre strict de sa subjectivité, de l’application de normes apprises, dans un contexte, à un moment de l’histoire, dans une situation donnée..

Autant dire que les conditions d’une « justesse » d’appréciation du conflit ne sont pas tout à fait réunies !

 Croyez le ou non, de tels comportements sont légion ; dès que le monde tourne à l’envers, on, cherche le coupable ! le premier réflexe est d’accuser le sort, l’organisation, le monde.. bref, la faute à l’autre… Nous devenons alors des victimes de la malveillance des autres, et même des objets ! ( radars sur la route ! ) .

A la première contrariété, on « accuse » l’autre : .. Tu n’as pas pensé à .. tu n’es pas sérieux, tu ne fais pas attention à moi, tu .. tu ..

 Pourquoi est ce aussi difficile de s’exprimer à partir du « besoin » qui est le nôtre ? ..

Je suis frustrée de répéter les mêmes choses.. Je considère que ton attitude à cet égard manque de sérieux.. J’aimerais ressentir des gestes attentionnés à mon égard ..

 Combien de fois, lorsque nous ressentons une contrariété, une colère, une vexation, reportons nous sur l’autre notre émotion ? Ma belle mère m’énerve ! mon patron m’excède ! mon ami me déçoit..

Qui ressent l’énervement ?

Qui ressent la colère ?

Qui ressent la déception ?

 Qu’est ce que je fais de mon énervement ? de ma colère ? de ma déception ?

La responsabilité personnelle est rarement convoquée pour exprimer son besoin.. émotionnel !

 Si ma belle mère m’énerve, elle m’interpelle sur une forme d’intolérance, qui est la mienne.( Je n’ai aucun contrôle sur l’autre.. ) qu’est ce que je fais à ce sujet ?

 Si mon patron m’excède, il me signale, que j’ai atteint le seuil de ma capacité à supporter ma situation ( souvent la charge du travail s’ajoute à d’autres charges que j’accepte de porter ..) et cela mérite un examen de ma part.

 Si mon ami de déçoit, c’est que je vois des défauts qui défont le plaisir que j’ai eu à le rencontrer : les défauts étaient présents, mais je n’ai pas voulu les voir ! … est ce que c’est une stratégie que je connais déjà ?.. est ce ma propension à ne pas apprécier les qualités des gens qui m’entourent, en exerçant un esprit critique négatif ?

 On ne peut espérer traiter de la violence dans le collectif, si on reconnaît pas la violence qui réside en chacun d’entre nous.

C’est le sort de l’humain, que d’apprendre à réguler la tension naturelle, entre la sérénité et la violence. Il est faux de croire que la violence est une réalité qui n’existe qu’à  l’extérieur de nous mêmes

 Envie d’en savoir plus?

 Le perfectioniste et son Juge destructeur

( gratuité première consultation  )

lefebvremichele2@gmail.com

tellement important

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