Le harceleur réveille les passions tristes

tristesseLes personnes qui se trouvent dans l’engrenage du processus de harcèlement ont en commun cette terrible tristesse au fond des yeux. Le « harceleur » a ce pouvoir de déclencher les passions tristes : c’est en cela qu’il a un pouvoir destructeur. Capture d’écran 2014-11-07 à 20.10.49  observons les phases du processus. Retrouver « raison » et « logique ».

1) La réactivité en cascade

2) Traiter  l’émotion de la tristesse

3) S’occuper du harceleur?

4) Faire la clarté de son positionnement

5) Alors quoi faire?

1) la réactivité en cascade

Les comportements dans l’environnement immédiat se rigidifient, et la stupeur se manifeste différemmentCapture d’écran 2014-11-19 à 09.39.39

Dans le feu des passions enfouies au dedans de chacun d’entre nous, certaines velléités s’expriment

Capture d’écran 2014-11-19 à 09.32.02

Envie de saboter son outil de travail ?Capture d’écran 2014-11-19 à 09.34.53

 

Trouver un moyen de d’éliminer  le fauteur de trouble Capture d’écran 2014-11-19 à 09.40.50 Passer sa rage sur le mobilier ?

Capture d’écran 2014-11-19 à 09.34.30

Hérisser le poil, et se décider  à l’affrontement

Capture d’écran 2014-11-19 à 09.32.21Le narguer pour exprimer son mépris

Capture d’écran 2014-11-19 à 09.39.27

Trouver le moyen de hanter ses nuits …pour l’atteindre lui..

Capture d’écran 2014-11-19 à 09.44.44Lui faire peur et le menacer, trouver des alliés

Capture d’écran 2014-11-19 à 09.46.13

Protégez vous disent les amis !

Capture d’écran 2014-11-19 à 09.46.32Qu’est ce que ça veut dire? je ne sais pas en quoi ça m’aide !

Le personnage lui sait se protéger et semble invincible … pire protégé et couvert par sa propre hiérarchie  …

Il réussit à faire croire qu’il est incontournable ! Je crois que c’est la pire des injustices, m’a confié Geneviève Z !

Capture d’écran 2014-11-19 à 09.38.45

A ce point de  l’histoire ….

C’est … l’épuisement .. le découragement… la démotivation .. le doute …. la solitude …tristesse

La première phase de clarification , pour comprendre son chaos interne, est de définir ses propres états internes – puisque se manifestent en dehors de nos habitudes, de ce que nous connaissons de nous, des sentiments de haine et de violence, que nous allons éventuellement retourner contre nous. Est ce que ça vous ressemble?..

Comment se manifeste la tristesse ? à différents degrés, c’est l’engourdissement progressif de nos vigilances ; nous ressentons de la fatigue, le corps devient lourd, apathique… notre désir s’appauvrit.. l’ennui nous gagne .. envie de fuir , envie d’exotisme , de paradis  lointains, mais pas de forces , nos pensées , noires tournent de façon obsessionnelle. Nous perdons le sens de notre faire et de notre existence…J’ai entendu l’expression « je pars au travail la mort au ventre « ..

2) traiter l’émotion de la tristesse ( différents moyens à votre portée )

http://www.meditationfrance.com/archive/meditation/tristesse.htm

Un lien pour ceux et celles qui ont appris à méditer, ou veulent apprendre à accepter leurs émotions ( c’est un  pas vers la libération des pensées obsessionnelles)


3) S’occuper du harceleur ?

Il y a une étape intermédiaire, avant de s’occuper du harceleur : c’est la bascule : agir ses émotions et ne plus les subir

Dans certains cas, il est préconisé de fuir le climat toxique ; c’est une question de dosage et de support dans son environnement ; il n’y a pas d’autre indicateur que votre jugement propre. Notons quand même, que le monde est plein de harceleurs (déclarés ou pas). Nous le savons quelque  part, mais ce que nous ne savons pas, c’est que ça peut NOUS  arriver !

Helene Z,  encore dans le processus, suivie par un psychothérapeute, argumentait en remarquant : pour quoi est-ce à nous de laisser la place ? et pas à lui de pâtir du déplacement ? Ce n’est pas juste !

Elle a encore fait remarquer qu’elle avait choisi son métier d’enseignante, parce qu’elle se pensait protégée de la dureté du monde..

Laura C est cadre expérimenté dans un hôpital : tout a commencé quand elle a décidé de se positionner contre les syndicats qui troublaient la marche de son service ; elle n’a pas obtenu de soutien de ses collègues, et c’est devenu « son » problème.

Sa capacité relationnelle a été mise en doute ; elle dit « je me suis sentie cassée à l’intérieur, et j’ai mesuré que je  ne pouvais pas tout remettre en cause, seule »..

Christine F, Chef de projet, dans le cadre du déploiement de l’hôpital numérique, dit « 4 ans que j’aplanis les difficultés; là j’ai explosé : j’ai pleuré pendant deux semaines, incapable d’articuler un mot; est ce que je suis obligée de subir ce personnage grossier, vulgaire, brutal … qui terrorise  tous ceux qui l’approchent ; il défie la Loi.. Il fait le Loi ! il y a eu des « accidents » graves au sein du service, un suicide, une tentative de suicide, une éviction longue d’un membre de l’équipe je me suis dit longtemps dit  » bon il est sous pression, bon essayons de comprendre ! avançons le travail.. et quand je suis à mon travail, je suis bien avec les autres; j’ai de bonnes relations avec l’ensemble des acteurs, nous obtenons des résultats. Quand j’ai tenté d’en référer  à ma direction générale, on explique, on se plaint , on louvoie, on me flatte, … on fait appel à la responsabilité collective … et aucune décision ne suit; j’ai même le sentiment aujourd’hui que la peur s’est propagée à tous les niveaux hiérarchique ; on acquiesce; on comprend le problème : il  est suivi par un  psy .. le temps devrait l’adoucir. Je risque de « perdre ma raison » .. Est-ce normal? Qui devrait faire quoi?

L’autre aspect du problème que nous allons déconstruire, étape après étape, c’est que le personnage du harceleur n’est pas constitué d’un bloc : il est un ensemble de personnages en même temps, suivant des rôles différents dans sa vie ; accepter que Hitler fut un amant tendre pour Eva Braun, est absolument inconcevable pour beaucoup ; c’est ignorer qu’on peut avoir de grandes capacités d’intelligence et des talents exceptionnels, et les mettre au service de causes très noires pour l’humanité !!!

Nous ne sommes pas nous mêmes constitués d’un bloc monolithique , et l’épreuve du harcèlement vient justement éclater l’apparente  cohésion de certaines facettes de nous mêmes. Après le moment de stupeur, nous vivons successivement des déceptions : non le monde autour de nous n’est pas ce que nous le pensions.. non nous n’avons pas la puissance d’ébranler tout un système qui semble fonctionner cahincaha tout seul; c’est nous qui avons les bosses. Question : où est la violence? qui souffre de la violence?

Réunissez plusieurs personnes qui vivent l’expérience et racontent les agissements du harceleur, au hasard.. autour d’un café !  Au bout de 10 minutes, le personnage occupe tout l’espace de la pièce; les visages se crispent et les propos fusent, convergent dans le sens de la révolte, de l’écœurement. Question: qui donne consistance à ce personnage, dans la pièce , alors que le personnage n’est pas présent dans cette pièce? Qui lui donne le pouvoir d’exister et envahir la conscience du moment? Si vous pouvez vous extraire un petit moment de cette « transe collective », proposez de parler d’autres expériences heureuses, dans le même contexte… observez les visages.. observez la nature de  l’énergie qui apparait.. N’est ce pas un pouvoir que nous avons?

worthlessje suis atteint dans le sentiment de ma dignité

wortg itje prends la mesure de ma dignité : c’est à moi de la définir

et je n’accepte plus de me laisser définir par l’autre !

Est-ce à dire, que la violence n’est pas seulement extrinsèque à notre épreuve? que nous devenons « colonisés » par des émotions … pas très nobles ! le personnage n’est même plus nommé: il est affublé de qualificatifs dévalorisants, et l’humour n’a pas sa place.

4) Commencer à s’occuper de soi : la clarté en soi

Reconnaître les passions tristes ( induites par le harceleur ) pour ce qu’elles signifient. Reconnaître que le « harceleur  » est lui même animé de ces « passions  tristes » : le vrai problème est à ce niveau…

La jalousie ( il a ce que je crois ne pas avoir et que j’envie secrètement le plus au monde)

L’arrogance ( la personne se croit supérieure, ou bien, use de son pouvoir pour me maintenir « plus bas qu’elle » )…

La haine ( je crois qu ‘il me menace, et je dois le détruire avant qu’il le fasse )

La vengeance ( je crois qu’il doit payer une dette pour m’avoir fait souffrir )

Le ressentiment ( je crois qu’il représente tout ce qui me fait obstacle dans ma vie )

L’agressivité ( il veut envahir mon territoire, et je veux l’en empêcher, question de sécurité personnelle  )

La trahison ( il m’a humiliée – j’ai perdu la face )

La violence ( j’éprouve une pulsion de destruction orientée vers moi ou les autres )

La colère (je crois que je vais imploser d’indignation )

…..

5) Oui.. mais alors? .. quoi faire?

On peut progresser rapidement et cesser de souffrir; néanmoins vous ne trouverez pas de pilule » sédative universelle; et heureusement!!!  ce serait nier votre « unicité » et votre richesse intérieure, en temps que personne.  Toute votre générosité (le cœur) tous les talents que vous offrez aux autres,  et toutes passions « gaies » que vous aimez partager et transmettre ! On sent bien que c’est aussi une histoire de cœur … N’avez vous pas vécu cette expérience d’amour? ( tu es comme moi ! .. pas vraiment.. je te donne le meilleur de moi même parce que tu es « grand »… je suis épuisé.. je t’en veux ! tu ne  penses  qu’à toi ! et moiiiiii ? … je suis « vide »…) …Si vous reconnaissez là dedans un pattern familier, vous avez des chances de tomber sous le pouvoir d’un harceleur, un jour ou l’autre dans votre vie ( ou celui d’un escroc ! )

love story

Avant de s’occuper du « harceleur » , comprendre qu’on est dans un climat de guerre psycho- logique. Le « harceleur a  sa logique, et il est bien intégré au système où il sévit ; il trouve ses raisons d’avoir raison.. contre vous ! Et vous avez des raisons de vous opposer à ses « raisons »… Oui, oui, oui; trois fois OUI  …. à condition de vous demander  : que puis-je  changer, qui soit sous mon contrôle?

Bien sûr il y a le recours à la Loi ; oui. C’est la façon de dire « STOP ». C’est indispensable même; après le « stop » commence le vrai travail. Parce qu’aucun tribunal ne vous rendra le sentiment de « dignité ». Ce sentiment est le socle de votre existence au monde ! Démonter la « psycho-logique » du harceleur demande un peu d’expérience; et à ce niveau, ce sont autant des « techniques » de questionnement, de la réalité, que d’aisance et de clarté à vous positionner avec  les valeurs pour lesquelles vous vous battez.

Apprendre à résister, en démontant la « mécanique » du processus : c’est possible. Attention, c’est comme pour le sport : développer des muscles, ça demande une discipline et du temps.  Il n’est pas certain que cela vous appartienne à vous; il n’est pas certain que le système qui permet à ce personnage de distiller sa toxicité, trouve avantage à l’isoler ; il tient une place, a des compétences ( techniques )  et a aussi ses « suiveurs » ;   l’équilibre des relations dans un système ( familial ou organisation professionnelle ) est autant soumis à des contraintes externes, qu’à des capacités à faire vivre des moments agréables ( ou au moins « justes », « respectueux » de l’humain ) ; rien n’est jamais acquis et définitif : vous avez le pouvoir de transformer l’épreuve en opportunité d’apprendre beaucoup, de vous et des autres ; c’est un réajustement de votre « utopie » (le monde devrait être beau, comme je le vois ); la promesse au bout du chemin : c’est le « Master » en compétences sociales…  Il est apprécié par beaucoup de recruteurs en management. Le « master », ce n’est jamais que la maîtrise d’un domaine …. qui touche à la subjectivité : la façon dont on voit le monde; la façon de contribuer à des réalisations collectives  (le travail); la façon de trouver sa juste place dans la société; la façon dont on définit le « vivre ensemble » ; la dignité et l’humilité, ça marche ensemble. Pas de pondération collective, s’il n’existe  pas de pondération individuelle. La mise en tension de la « pondération » ( humilité) et de la « maîtrise  » a été défini par Einstein : questionnez toujours, questionnez tout !  Le premier sens de l’épreuve que vous vivez : questionnez les prémisses de vos convictions, quelles sont les évidences de leur véracité? A quoi mesurez vous leur pertinence? Questionnez votre sentiment de « sécurité personnelle », questionnez la réalité de votre environnement, questionnez vos investissements  ( temps de vie, énergie,   et contenus plaisirs épanouissants  ?) Il est toujours plus facile de dire ce qu’on ne veut plus … mais que veut-on à la place? Qu’est ce qui ferait que là tout de suite, j’irais mieux? Questionnez vous !

Quand le désordre ( chaos émotionnel ) est trop important, cherchez un accompagnement; mais sachez au moins ce que vous cherchez !

lefebvremichele2@gmail.com

« mon métier c’est un peu …  beaucoup…contribuer à démêler les passions »

à suivre : notre perméabilité et notre vulnérabilité . apprendre à tenir le harceleur à distance. ( c’est quoi  la réactivité émotionnelle ? comment  je lui donne mon pouvoir? )

musique charmeuse

Publicités
Poster un commentaire ou un rétrolien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :