Identités professionnelles

QUI ai-je en face de moi? ? Comment me présenter?

je suis l'homme de la situation

Nous avons appris à rédiger des CV et composer des argumentaires, pour expliquer nos motivations à occuper un poste dans l’entreprise. Plus difficile l’exercice qui consiste à présenter « sa personne » , « QUI  » on est. Et somme toute, ce sont davantage les »déviants » sociaux qui posent question !  la question des normes et de la normalité ouvre certainement d’autres débats.

La question des identités est réservée à de sages initiés, et on l’a vu lors des grands débats récents, a introduit plus de confusion que de clarté. C’est que le concept d’identité, en tant que tel est une coquille vide. La conscience de  « je » commence pour le petit d’homme quand il reçoit une réponse à ses cris, ou quand il réalise que l’objet jeté à terre, lui est rendu par maman. Au début ses références c’est le visage maternel et les informations sensorielles que la mère porte sur elle : la voix, l’odeur; tout ce monde qui n’est pas cohérent, et que le BB va structurer dès la naissance avec sa  sensibilité   » Vous » n’existez pas seul : sans recevoir un écho à votre parole, , sans un retour de votre image, au travers le regard, ou dans le reflet de l’eau, pas de sentiment d’existence.. Nous utiliserons le concept « d’altérité identitaire » qui ouvre de nombreuses explorations : moi  sans l’autre, qui suis-je? quand je suis sur la lune, je rêve, je fantasme ou je vis ?  émotions présente ? sentiment d’existence virtuelle? ? ….. ce sont nos interactions au contact  de la réalité commune, qui seront questionnées.

est ce que tu m'aimes?

 

Vous et moi, n’aurons de cesse de faire valoir notre « différence » dans la vie de tous les jours :

enfant, dans la famille nous attirons l’attention pour nous sentir exister et faire notre place dans le groupe,

adulte , nous continuons à nous « distinguer » pour nous sentir exister dans la société ou le groupe

Nous sommes occupés toute notre vie à savoir « notre différence »,

A défendre notre « singularité »

A rechercher la « reconnaissance » de notre valeur.

* **cette recherche est souvent inconsciente, mais évidente pour des recruteurs avisés


ô mes pairs, à quoi je sais que je suis « important »? ‘(d’où est ce que je tire ma légitimité? …..)

ô miroir….A quoi je sais que je plais? ….A quoi je sais  je que je suis séduit(e) ?

ô mon coeur…….A quoi je sais  que j’aime? …A quoi  je sais que je suis « aimable » ?

Ne vivons nous pas tous  avec ce  besoin de savoir, de comprendre, d’interagir avec les autres, pour obtenir ce qui satisfait notre désir de vivre bien.

A l’inverse, lorsque nous vivons mal, subissons des revers de situations, des tensions importantes et des ruptures graves, nous éprouvons la nécessité de comprendre, de savoir et aussi …d’apprendre à sortir de l’impasse de vie.

Dans mon expérience professionnelle, de consultante et coach en communication, j’ai été le plus souvent  cooptée pour contribuer à introduire de la cohérence, du sens,  pour les acteurs,  parce que différentes logiques se télescopaient dans les organisations . Conflits nourris par des conflits d’intérêt, frustrations ou dérives autoritaires, retraits douloureux jusqu’au désespoir aujourd’hui…. vivre ensemble s’ apprend et les crises successives que nous subissons appellent d’autres façons de penser notre relation aux autres, et au monde. L’organisation ( administration ou entreprise ) se comporte comme tout « système vivant » dans notre univers : le système se transforme,  ou il souffre d’inertie,  ou il meurt.

TROUVER SA JUSTE PLACE DANS LE MONDE EST CE QUI NOUS OCCUPE TOUTE NOTRE VIE….

ÊTRE BEAU, INFLUENT, RICHE, ET APPRÉCIÉ ….

Comprendre le monde où nous vivons, en questionnant plutôt qu’en affirmant, interroger notre histoire pour ce que nous en apprenons, inscrire notre futur avec confiance.

Etre quelqu’un, chercher « qui » on est, et partant « qui » on veut devenir, c’est apprendre à voir, entendre, sentir les façons de s’éprouver dans le monde du vivant.

Les progrès technologiques, et les transformations du monde, la vitesse de la communication, et la mise à disposition des savoirs en ligne, nous ouvrent des perspectives vertigineuses, jamais égalées dans notre histoire. Le consumérisme  des pays riches a entrouvert une autre voie ; celle des plaisirs monnayables,  et on n’est pas loin de croire au bonheur jetable . Les réseaux sociaux plébiscitent de nouveaux échanges, où l’étalage de la vie  privée , fabrique une mémoire, qui elle même fabrique une histoire …. et Google a déjà envisagé de contourner le problème de la mémoire (indiscrète et indéfectible !) d’internet : si votre biographie en ligne vous gêne, qui vous empêchera  de changer d’identité ?

Ainsi , en changeant d’histoire, en gommant notre mémoire,

nous pourrions renaître différemment ? et opter pour une nouvelle vie sans casseroles ni obstacles ?

Label et marque de fabrique : notre CV, ou « profil professionnel »

UN CV, c’est comme une photo : elle est « fixe » ; mais…la vie … c’est la mise en mouvement.

C’est la raison pour laquelle vous vous intéresserez autant aux perspectives offertes par votre job, que des projections personnelles dans votre vie en général. Vous n’êtes pas quelqu’un, vous êtes une personne en devenir.

profil ideal

Puisque la mobilité professionnelle est inscrite dans la vie professionnelle, désormais, nous aurons à apprendre à parler nos rôles. Rien n’est plus triste que de figer une personne dans une catégorie. Que signifie « Directeur » si le contenu du rôle n’est pas précisé, si les critères de sélection sont un catalogue de qualités idéales,  si le contexte n’est pas pris en compte, si la stratégie n’est pas annoncée, si le candidat ne se projette pas dans la construction de l’équipe ?

Par opposition à la « fonction », le rôle  se comprend dans un espace dynamique, habité par les autres . Aussi adjoindrons-nous une autre façon de penser son rôle professionnel : je suis « apprécié » ( on me paye un « prix »)  parce que j’apprends à créer de la valeur ( pour qui? ).

***Questions pratiques :

Comment nous présentons nous? que voulons nous faire croire? sommes nous crédibles?
Comment répondre aux questions indiscrètes? jusqu’où devons nous être transparents?
Avons nous intérêt à taire des épisodes peu valorisants? comment expliquer des « blancs »?
Comment s epréparer à raconter notre futur = notre motivation? sommes nous « congruents » en  f ace de nos interlocuteurs?
Comment se projeter dans un job? sans forcer le trait? être sincère vis à vis de soi même ?
Comment se faire confiance pour finalement rencontrer les  interlocuteurs dont nous avons envie ?

Le propos de ce blog est de provoquer des interactions, productives de valeur ajoutée .

Des invitations à penser les paradoxes de vie : sans la « beauté », la laideur  n’existerait pas.. alors?

De parler des aspects pratiques de votre vie professionnelle : le stress, la saturation émotionenlle, les situations de blocage la gestion du temps de vie au travail… la gestion des conflits

Mais aussi de la gestion des « carrières » , de la préparation à changer de job, et faire émerger des talents recherchés ici ou ailleurs

De parler et agir sur les peurs , qui empêchent que nous exprimions notre potentiel …

D’apprendre à poser un socle d’estime de soi,

De créer les conditions de la confiance dans les relations ,

D’inscrire un possible au futur

Comment ? quelles promesses pouvons nous aligner?

Il existe différentes façons de répondre à des questions « existencielles » : nous sommes des êtres de plaisir et les sollicitations sont nombreuses : existe-t-il des raccourcis?

La réponse est « OUI » tout dépend de la question posée, et de ce que vous avez envie de croire.

irrésistible

Les « quick fix » ( remèdes miracle ) contiennent la promesse : c’est facile, immédiat, et excitant

Vous vendre ce que vous avez envie d’entendre est possible : beaucoup de gens s’y emploient et savent comment s’y prendre.

Mais la bonne question est : QUI  sera gagnant d’après vous à long terme? Le fléau principal à l’ère de la communication instantanée, est la distraction et le sentiment de satisfaction im-médiate ( sans le médiat de notre raison) Nous ré-agissons à l’instant, libérant nos émotions et participant à nous engluer dans le présent et la reproduction à l’identique  de boucles répétitives, et ennuyeuses à l’usage. Et ce que nous fuyons, c’est l’ennui, le vide…

courir courir .. ou fuir?

Ce qui est beaucoup plus réaliste, et palpitant , c’est de vous intéresser aux dissonances de votre quotidien ;  ce qui vous interroge, ce qui vous gêne, vous agace, vous blesse, vous énerve…ce qui vous effraie, ce qui fait obstacle à votre désir de réalisation personnelle ou professionnelle…Savez-vous que la plupart du temps l’ennemi est simplement « vous »? Il existe un saboteur en vous, et c’est au contact des « autres » qu’il se manifeste. Je ne connais pas d’autre façon d’élargir mes frontières : celles du connu.

Jankélévitch, le philosophe s’exprimant sur le « mal-être », dit : je ne comprends pas l’expression du « mal être » : « être » c’est l’expression de la vie : le coeur bat et je respire; ça vit ou ça meurt, ça ne ment pas! par contre VIVRE , c’est se risquer à faire un pas dans l’inconnu.. et ça c’est autrement difficile !

C‘est que à notre insu, nous obéissons à des règles, sortes d’injonctions internalisées, Un physicien quantique dirait que cette mémoire de l’oubli est la « variable cachée » d e notre psychologie. Elle y propage secrètement des déterminismes inapparents. Elle vient du passé, mais continue d’agir en nous au présent,, de parler en nous à notre insu.. C’est la distorsion entre ce qui est dit, ( et ce que nous croyons vrai) et ce qui se passe ( les résultats) qui nous intéresse. IL semble que nous sommes très transparents pour ceux qui nous fréquentent, mais que nous l’ignorons….. mais  alors…… « QUI » pilote l’avion?

dedans dehors

C’est parce que votre « logique » ou votre « psycho – logique » est issue de votre histoire, et du conditionnement de petit d’homme ( affect) que vous aimerez y puiser les informations, les mariages émotionnels et associations intellectualisées, pour ce qu’ils vous ont permis d’exister et apprendre à vivre avec  les AUTRES – Pour ce qu’ils vous apprennent de votre filiation et de votre culture . La réalité n’est-elle pas ce que nous croyons vrai? En ce sens chacun a ses « raisons d’avoir raison ». « Avoir raison » et imposer sa carte du monde aux autres, prédispose à des attitudes intolérantes, voire « intégriste », et au minimum, mène aux impasses de communication.

je suis celui-qui-sait

 

C’est bien notre ré-activité qui est en cause – notre difficulté à accepter l’étrangeté, à concevoir d’autres « cartes du monde »  lorsque sommes en situation de « chaos » interne.

victime de ma colère

En même temps, la façon dont nous avons construit notre réalité, y compris en capitalisant des savoirs et des connaissances du monde, participe à notre sentiment de sécurité et notre aisance à contrôler notre environnement.  C’est de toute évidence l’irruption du doute, qui déstabilise l’édifice, à des degrés plus ou moins profonds:  nous sommes tous inégaux de ce point de vue, mais nous connaissons tous la souffrance du rejet, de la mise à l’écart, celle d’une rupture, d’un accident, d’une mésaventure, de la mort d’un proche… Alors les émotions ne sont plus contenues et … survient l’immense solitude qui nous coupe des autres.

A des degrés moindres, mais de plus en plus répandues, les tensions et les pressions sociales, familiales aussi, que nous ressentons entament notre équilibre et notre optimisme; le monde nous apparaît chaotique, et nous gérons mal les rythmes qui nous sont imposés; notre vision se trouble et nous n’osons plus engager des actes d’avenir, les peurs nous bloquent, ou des schémas auto – destructifs sabotent notre estime de vous même. Plus encore les « valeurs » crées par le consumérisme nous ancrent dans la matérialité des échanges; ce qui n’est pas sans remettre à l’actualité les pré requis de valeurs altruistes, et d’une nouvelle gouvernance de nos sociétés désormais informes, où se télescopent des cultures très différentes.

La langue populaire ne dit-elle pas  d’une personne qui cherche à persuader avec des effets de manche, avec humour  » Grand diseux , Petit faiseux »? Il existe un « gap » entre l’image qu’on se fait de soi et la façon dont les autres nous perçoivent

a l'épreuve de la réalité

 

Si vous souhaitez vous former à devenir coach, ou manager des équipes, quand la ressource humaine vous est « comptabilisée », ne vous laissez pas mystifier : le secret est tout entier contenu dans la définition de l’altérité ( interaction, interdépendance …)   et il y a fort à parier que vous détenez déjà un bout de cette connaissance. Le challenge est donc  un apprentissage d’un autre ordre :comment  faire « émerger » une cohérence et susciter chez l’autre l’envie d’apprendre, l’envie de contribuer, l’envie de participer….. !!!

Un leader se distingue d’un simple manager, parce qu’il a conscience de ses propres stratégies ( apprentissage de la réalité ). Nelson Mandela n’a-t-il pas « appris » le sens de la RECONCILIATION avec ses geôliers pendant son long séjour en prison?

retour sur soi

Pour éviter d’ infantiliser vos pairs, vos collègues, vos administrés ect..  et gaspiller beaucoup d’énergie et de crédibilité, pour peu de résultats, vous trouverez certainement beaucoup de plaisir et d’efficacité personnelle, à pratiquer l’art du » recadrage » et de la « critique positive. »  Vous éviterez les écueils classiques , qui ont pour effet de crisper votre auditoire :

je sais ( auto suffisance et arrogance )      

 

 

je sais pour vous ( pouvoir et position dominante, abus d’autorité )

je vais vous expliquer la vie ( pédagogues et donneur de leçons )

j’ai la vérité, la connaissance  et je vais vous la démontrer ( position de l’intégrisme )

Vous « situer » dans l’altérité ( introduire l’espace perceptuel des autres) : vous existez ici et maintenant au point « A »; comment définissez-vous le point « B »? A quoi saurez vous (ensemble )   que vous serez satisfait? (mesure?) Quoi en plus? Quelles stratégies mener ?

Vous « situer » : vous existez avec les autres, et vous communiquez en permanence, que vous le vouliez ou non ; si vous voulez impacter, ou influencer le cours des évènements, il existe des « lois » et des règles qui participent à vous sentir pro-actif dans les processus. L’aventure humaine est à ce point de connaissance : un  savoir qui s’apprend aussi ( et surtout) en s’éprouvant ( boucles de retroaction, feed back etc..) Tous les marketeurs connaissent nos ressorts, les hommes de pouvoir utilisent ces connaissances.. la question est donc : « au service de quelles valeurs et de qui oeuvrons nous? ».

De penser la complexité de notre  réalité , et apprendre à décrire des processus, qui rendent compte d’une intelligence des organisations, se sentir acteur de sa propre vie.

Le socle de la  « découverte » de soi, en relation avec les autres et le monde, se veut « fondé » en l’état de l’art, sur des approches menées par des universitaires et des scientifiques, les apports des récents développements de l’intelligence artificielle, la cybernétique, la physique quantique, les théories du chaos … etc… nos modes de connaissance du monde se croisent et se recoupent.

La découverte qui vous sera proposée, est un cheminement, jalonné de prises de conscience personnelles. Aucun dogme, ni  prétention à une vérité absolue, ne président aux méthodes proposées pour travailler ; les théories issues des dernières recherches ( cognitives, complexité, du vivant, cybernétique,  psychologie quantique ) sont citées au travers une bibliographie de référence, à laquelle chacun pourra se reporter,  et appliquer son esprit critique. Lorsque j’ai moi même abordé ce travail  de « clarification identitaire « avec S Wolynski ( PH US)  – la règle était : laissez vous expérimenter les propositions ; apprenez, partagez vos feed back – sans jugement de valeur – et restez libre de vos représentations, de vos croyances et convictions personnelles…

Un grand appétit de liberté m’anime – et ma motivation ( formatrice et coach) est de transmettre des savoir, des savoir- faire,  et contribuer, par  une meilleure intelligibilité de soi et des affaires du monde, à agir en conscience et responsabilité. La liberté n’existe pas, c’est un concept, mais ma liberté s’éprouve en l’exerçant.

tellement important

 

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